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The Housemaid

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 0.5/5

vos avis

19 critiques: 2.54/5

visiteurnote
Stoni 4.25
shaya 3.5
Scalp 3.5
Inoran 3.25
zybine 3
tu0r 3
Omerieux 3
cityhunter 3
steed 3
Toxicguineapig 2.75
Firimar 2.75
Tred 2.25
jeff_strike 2
Bastian Meiresonne 2
Dooliblog 1.75
Pikul 1.75
Epikt 1.75
Sébastien 1
SanjurOn 0.75


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Le pays du matin calme nous offre une nouvelle leçon de cinéma: plastique et mise en scène sublimes, suspens crescendo autour d'une intrigue cohérente, comédiens (et surtout -diennes) irréprochables, personnalités "vraies" au coeur d'une satire forte (on pense à la critique chabrolienne de la bourgeoisie), et ce grain de folie très extrême-oriental. Beau.

02 mars 2011
par Stoni


Putassier

L'histoire a des accents dignes de Losey et Bunuel. Une jeune femme devient la baby-sitter d'un couple fortuné, qui a déjà une petite fille et attend des jumeaux. Elle intègre un foyer somptueux (dont la construction est bien expliquée dans le making-of en bonus) et ne tarde pas à devenir la maîtresse du père de famille. Quand elle tombe enceinte, ses employeurs (et la belle-mère) la contraignent à avorter. Et le film bascule d'un banal adultère à un thriller psychologique et social mettant en scène la lutte du foyer assiégé et du corps étranger lésé, sous le regard, qui n'est pas neutre, de la gouvernante (jouée par l'excellente Yun Yeo-jeong, vue dans les quatre derniers Im Sang-Soo).
Remake d'un célèbre film coréen de 1960 de Kim Ki-Young, bien supérieur et plus audacieux, ce 'Housemaid' de Im Sang-Soo m'a paru bien contestable, en dépit de ses indiscutables qualités esthétiques. Le film a été projeté à Cannes où il a d'ailleurs eu un accueil frais (raconté, là aussi, dans un bonus) - et pas de prix. La première partie est moyenne: Im Sang-Soo amortit beaucoup le choc que représente pour la jeune fille modeste l'immersion dans le cadre de vie des super-riches (contrairement au film de 1960, bien plus explicite) mais ne peut s'empêcher de plaquer quelques scènes érotico-chics assez hors de propos. Il rate ensuite le virage du thriller et la seconde partie pâtit d'un manque de chaleur et de passion, la personnage principale semblant subir les événements quand c'est un combat qu'il aurait fallu montrer. On ne comprend pas ce qui a motivé le réalisateur quand tous les aspects qui paraissent intéressants (le conflit de classe, la brutalité sur le corps féminin, le resserrement oligarchique du foyer, l'évolution de la servante) paraissent comme gommés. De manière générale, on a d'ailleurs l'impression désagréable de voir des mannequins jouer dans un décor d'architecte d'intérieurs. Jeon Do-Yeon, subime, illumine quand même le film, qui est par ailleurs très - trop - élégant (belle direction artistique, mise en scène stylée).

11 janvier 2012
par zybine


Des tics, ça fait toc !

Autant prévenir tout de suite: je suis un inconditionnel de l'original de 1960, visible gratuitement et légalement sur le site de Martin Scorsese et Celluloid Dreams, "theautheurs.com". Un film, que je mets au niveau des meilleurs classiques du cinéma mondial, d'une intelligence rare, mise en scène maîtrisée et véritable miracle cinématographique pour son époque.
 
Les deux pseudo-remakes de son propre réalisateur dans les années 1970 étaient des variantes intéressantes sans toutefois pouvoir renouer avec l'esprit de l'original; de là à réaliser une nouvelle version pour remettre les choses "au goût du jour" pouvait davantage sembler à un certain coup de marketing assez avisé: en Corée, la trilogie est une œuvre culte archi diffusée à la télé, que tous les coréens ont vu et connaissent…Quant au public occidental, une version sulfureuse à la "Liaison dangereuse" ne pouvait que séduire des investisseurs étrangers toujours prompts à chercher à réitérer le fameux succès d'Oshima, "L'empire des sens". Au mieux pouvait-on espérer une relecture avisée des rapports dominants-dominés dans une société mondiale, où les écarts entre pauvres et riches se creusent de jour en jour…Une idée d'autant plus séduisante, que le réalisateur Im a su montrer son talent à détailler avec humour et cynisme ce fameux rapport dans son précédent "President's last bang".
 
Tel n'est malheureusement pas le cas. Toujours à l'image de la somptueuse villa, on se rend rapidement compte, que les pièces paraissent particulièrement vides, impersonnelles, sans aucune âme.
La première partie est sans aucun doute la plus réussie. On découvre (toujours) la villa, les yeux ébahis, on se réjouit de la parfaite mise en place des personnages et on a hâte de voir où le réalisateur va vouloir nous mener.
 
Arrive le fameux "point de rupture", où tout bascule. Et première grosse déception: légère incompréhension le pourquoi du comment de la facilité déconcertante avec laquelle la servante couche avec son "patron" et mise en scène, qui prêterait presque à rire, tant l'apologie de l'homme macho y est poussé à son plus extrême.
 
Une fois l'intrigue mise en place (on frôle les 45 minutes)…le néant. Surgit le personnage de la mère, sorte de Cruella moderne, qui se fait un malin plaisir de semer le trouble d'après les conseils avisés de la vieille servante. Sa motivation est connue, mais paraît un tantinet exagéré; le fait de ne posséder aucune clé (tous les personnages sont d'ailleurs sommairement esquissées) ne lui confère aucun mystère, mais – au contraire – frustre de n'en pas savoir un peu plus. Pareil pour le personnage du mari (en gros, c'est un homme extrêmement riche, qui aime à séduire les femmes, point barre) ou de l'épouse hyper mal interprétée.
 
Une heure de grand vide, où l'on intente simplement à la vie de la servante avant un dernier quart d'heure totalement improbable, où la servante change de tout au tout; sans parler de l'ultime scène, hommage à la version des années 1970, mais d'un comique involontaire.
 
C'est joli, joliment interprété par JUNG avec un peu de sexe, mais pas trop pour ne pas trop offenser le public BCBG…mais sans aucune saveur et – surtout – très, très loin du véritable talent d'Im, qui a été beaucoup plus inspiré, quand il tournait encore des productions sans grands moyens et – surtout – ni réalisés à l'intention d'un marché international, ni cofinancés par de l'argent étranger…


20 mai 2010
par Bastian Meiresonne


nouveau riche

En s'en tenant au strict scénar, la peinture de la (très) haute bourgeoisie aurait pu être assez caustique.
Mais qu'en penser alors que la mise en scène tombe dans les travers mêmes de ceux que le film est sensé épingler ? Prétentieux, faussement sophistiqué, faisant ostentatoirement étalage de son pognon,... le seul mérite du film est d'être à l'image de ses personnages se gargarisant de leur supériorité. Awé tiens, en passant, c'est vulgaire aussi, dans la première moitié surtout (si c'est ça l'idée que ISS se fait d'un film sulfureux...).
Le pire, c'est que malgré tout et contrairement à un Park Chan-Wook (exemple pris au pif) il n'y a aucun "plan de taré" dans tout ce fatras, rien de stimulant. Tout est inutile, des plans de traviole qui ne font jamais sens à ceux dont les légers travelling peinent à insuffler le moindre élan au film, jusqu'à l'apothéose avec ces quelques longs plans à la grue (vu à la suite d'un Shinji Somai où dans un plan chaque mouvement de caméra introduit une nouvelle perspective, ébé ce genre de ronds de manche inutiles et prétentieux ne pardonnent pas) dont le seul propos semble être : tu vois, ce plan il m'a couté l'équivalent de ton salaire annuel, et en plus j'ai fait trois prises.

09 juillet 2010
par Epikt


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